Autoportrait d'un éléphant d'Afrique (2e partie)

Par Bruno PrimavèreRevue n°106Science
Autoportrait d'un éléphant d'Afrique (2e partie)

Résumé : L'éléphant présente des particularités uniques : une trompe animée par plus de 100 000 muscles, une absence de plèvre, un crâne allégé, etc. Ces caractéristiques spécifiques défient l'idée d'ancêtres communs et soulignent l'ingéniosité de la Création.

La trompe : un chef-d'œuvre d'ingénierie

La trompe est un hydrostat musculaire sans os, capable de mouvements d'une complexité inouïe. Elle sert de bras, de main, de nez et de paille. Son extrémité est aussi sensible que les doigts d'un aveugle, capable de manipuler un seul brin d'herbe ou de soulever 270 kg. Les hypothèses évolutionnistes sur son apparition ne sont que pures spéculations.

Alimentation et dentition

L'éléphant est un ingénieur de l'écosystème. Il ingère jusqu'à 260 kg de végétaux par jour, mais en digère peu (40 à 60% de pertes). Son crottin dissémine les graines sur de vastes territoires. Sa dentition est unique : il est polyphyodonte. Ses molaires se remplacent six fois au cours de sa vie, non pas verticalement (comme nous), mais par un tapis roulant horizontal (les nouvelles poussent par l'arrière). Quand la sixième molaire est usée, l'éléphant meurt d'inanition.

Sismologue communiquant

L'éléphant communique par infrasons (basses fréquences < 20 Hz) qui se propagent dans l'air mais aussi dans le sol (ondes sismiques).

Il détecte ainsi les autres troupeaux, les sources d'eau souterraines et même les tremblements de terre avant les instruments humains.

Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)

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