En hommage à Guy Berthault : scientifique exemplaire et laïc catholique
Résumé : Dans l’histoire célèbre de Thésée et le Minotaure, Ariane donne à Thésée une pelote de fil rouge afin qu’il puisse retrouver la sortie du labyrinthe après avoir tué le Minotaure. Aujourd’hui, la sédimentologie est le fil d’Ariane permettant aux scientifiques de retracer l’histoire de la théorie de l’évolution, de découvrir l’erreur fondamentale sur laquelle elle repose et de s’échapper du labyrinthe des fausses conclusions tirées de cette erreur fondamentale. L’un des chercheurs ayant fait le plus pour extirper la communauté scientifique du labyrinthe de la géologie de Lyell par ses expériences de sédimentologie est le chercheur français Guy Berthault décédé récemment dans sa maison de Meulan, France, le 23 novembre 2025 à l’âge de 100 ans. En raison de mon travail au Centre Kolbe pour l’étude de la Création, j’ai eu le privilège de connaître Guy et de travailler avec lui pendant plus de deux décennies, durant lesquelles nous avons participé à des conférences à l’Académie Gustav Siewerth en Allemagne, à Moscou dans la Fédération de Russie, à l’Université St-Pie V, à l’Université La Sapienza et au Centre National des Recherches à Rome et à notre première Conférence aux États-Unis à Manassas, en Virginie. Dans cet article, j’essaierai d’abord de mettre au premier plan l’immense signification de son œuvre et terminerai par un hommage à sa qualité de laïc catholique exemplaire et de fils de la Sainte Église catholique.

Guy Berthault 1925-2025.
Le fondement de la théorie de l’évolution se trouve dans la géologie du XIX e siècle du géologue amateur Charles Lyell et de ses associés, qui pensèrent que les roches sédimentaires terrestres contenant les fossiles s’étaient déposées graduellement et donc que les couches rocheuses qu’ils étudiaient s’étaient formées au cours de périodes immenses. Ils conclurent que les fossiles contenus dans les roches avaient été déposés successivement au cours de ces immenses périodes. La succession apparente des fossiles, depuis les petits organismes d’apparence simple, dans les couches inférieures, jusqu’aux organismes plus complexes des couches supérieures, semblait la preuve que les organismes simples avaient évolué par quelque processus naturel pour produire la diversité des espèces vivantes qui peuplaient la Terre.
Pour le naturaliste amateur Charles Darwin, le fait que les diverses espèces végétales et animales changeaient avec le temps parut confirmer sa théorie de l’évolution biologique. Selon Darwin, les très nombreuses années géologiques de Lyell permettaient de penser que de petits changements , tels que les changements de forme du bec chez les pinsons des îles Galapagos, pouvaient en s’accumulant produire la transformation des espèces. Il théorisa que la sélection naturelle, la survie des plus aptes de chaque espèce, pouvait même expliquer la transformation des reptiles en oiseaux, des mammifères terrestres en baleines et des singes en hommes.
Ce qui suivit rappelle fortement la découverte diabolique par Iago de « la preuve irréfutable » de l’infidélité de Desdémone, sauf que dans ce cas la victime était le rare savant qui insistait pour réclamer une preuve empirique de la théorie de Darwin. À partir de la fin du XIX e siècle, un nombre croissant d’intellectuels en vint à croire que la biologie et la géologie avaient « prouvé » la théorie que tous les êtres vivants ont évolué à partir d’un élément primordial par de petites modifications. En réalité, la preuve de la macroévolution – ou évolution depuis l’amibe jusqu’à l’homme – n’a jamais été apportée. Au lieu de cela, comme Iago, (mais parfois sans intention délibérée de tromper), les promoteurs de la théorie présentèrent des éléments qui pouvaient être interprétés comme favorables à leur théorie, tout en promettant de fournir plus tard la « preuve » fossile définitive de la transition entre différentes espèces d’êtres vivants.
De nombreux intellectuels de bonne volonté acceptèrent comme prouvée l’hypothèse que les roches, contenant les fossiles, s’étaient déposées verticalement en ordre chronologique pendant des millions d’années. Ainsi interprétée, la disposition apparente des fossiles des plus simples jusqu’aux plus complexes, des couches inférieures aux couches de surface, semblait confirmer la macroévolution. Quelques voix isolées comme celles de sir J. Ambrose Fleming, Paul Lemoine et W. Bell Dawson s’élevèrent contre l’absence totale de preuve pour étayer ces hypothèses. Cependant, la guidance intellectuelle mondiale subissait une pression croissante pour accepter la résolution de 1922 de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) selon laquelle « les preuves en faveur de l’évolution de l’homme sont suffisantes pour convaincre tout scientifique de renom dans le monde ».
Ce que ces « scientifiques de renom » avaient négligé est qu’il est beaucoup plus fréquent pour les scientifiques de raisonner correctement à partir de prémisses fausses que de raisonner incorrectement à partir de prémisses vraies. Dans notre cas, l’opinion courante des scientifiques tira des déductions logiques à partir de la prémisse fausse d’un dépôt graduel et lent des roches sédimentaires contenant les fossiles, construisant ainsi une théorie fondée sur le sable. Déjà en 1956, Edmund M. Speiker, dans le Bulletin of the American Association of Petroleum Geologists se demandait « combien parmi nous réalisent que l’échelle géologique du temps fut figée pour l’essentiel dans sa forme présente vers 1840 », après la publication des Principes de Géologie de Lyell. Écrivant dans Science en 1983, Stephen Rowland notait que « l’échelle géologique de base est restée pratiquement inchangée depuis 1879, lorsque la période Ordovicienne fut insérée entre le Cambrien et le Silurien ». En effet, en 1893, trois ans avant la découverte de la radioactivité, un âge de 600 millions d’années fut attribué au commencement de l’ère Cambrienne, fondé sur un taux de sédimentation lent et uniforme pendant des millions d’années.
Aujourd’hui, l’échelle géologique est censée se baser sur la datation radiométrique supposée offrir une méthode objective pour déterminer l’âge des roches sédimentaires en datant les roches situées au-dessus et en-dessous. Mais, T. C. Chamberlain pionnier de la datation radiométrique à la fin du XIX e siècle basait ses estimations de l’âge d’échantillons de roches sur les « exigences biologiques ». Il entendait par là le temps requis pour la transformation lente et graduelle des espèces, telles celle des reptiles en oiseaux et celle des mammifères terrestres en baleines. Ces « exigences biologiques » étaient, à leur tour, basées sur les principes de Lyell d’une sédimentation lente et uniforme, ce qui signifiait que la sédimentation « découverte » au XIX e siècle donnait le cadre d’interprétation de la datation radiométrique et continuait de le faire à l’aube du III e millénaire.
La géologie de Lyell ne fournit pas seulement le cadre d’interprétation de la datation radiométrique des roches terrestres. Elle fournit aussi le cadre d’interprétation des données astronomiques pour déterminer l’âge du système solaire et de tout le cosmos. Par exemple, au début du XX e siècle la plupart des astronomes croyaient que le soleil se contractait graduellement et convertissait son énergie gravitationnelle en chaleur. Le célèbre astronome sir Arthur Eddington contesta cette hypothèse, non pas pour des raisons empiriques, mais parce que « il ne sert à rien d’allonger l’âge de la terre sans allonger l’âge du soleil ». Selon Eddington, les astronomes ne devraient pas accorder leur confiance aux seuls arguments astronomiques, mais « se tourner vers les sciences sœurs pour d’autres preuves peut-être plus concluantes… L’âge des roches [terrestres] les plus anciennes est estimé à environ 1 200 millions d’années… Le soleil, évidemment, doit être beaucoup plus vieux que la terre et ses roches ». Ainsi, la géologie de Lyell servait même à déterminer l’âge du soleil !
La confiance dans la géologie de Lyell comme base ultime d’assignation de dates aux objets préhistoriques s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Les fossiles d’Afrique orientale supposés être les ancêtres de l’homme sont toujours « datés » par la datation radiométrique de coulées de lave dont les âges sont déterminés en référence à l’échelle stratigraphique standard. Selon le physicien Dr Jean de Pontcharra :
« En théorie, la datation des fossiles par la méthode K40/Ar40 n'est possible que s'ils sont enfouis au-dessus ou en dessous d'une coulée de lave solidifiée. En réalité, les gisements fossilifères sont éloignés des coulées magmatiques. L'échelle stratigraphique est utilisée pour faire correspondre la profondeur d'apparition des fossiles à celle de coulées de lave situées à plusieurs kilomètres. Ces coulées de lave sont datées par la méthode radiométrique potassium/argon, et un âge est attribué à la profondeur de leurs strates. En fait, les résultats radiométriques sont calibrés à l'aide de l'échelle stratigraphique. L'excès d'argon présent dans les gisements actuels modifie également les résultats obtenus sur les roches supposément anciennes et empêche d'attribuer un âge cohérent aux fossiles. De plus, la nécessité de se référer à l'échelle stratigraphique standard compromet la crédibilité de l'ensemble du processus [1] . »
Il est amusant de constater que les fondements de la théorie de l’évolution ont été posés par des scientifiques amateurs, qui ne firent aucune recherche expérimentale, et que toutes les recherches expérimentales faites depuis par les évolutionnistes ont été forcées à s’intégrer dans un système construit sans vérification expérimentale. Même lorsque des géologues comme Harlan Bretz contestèrent l’interprétation conventionnelle, uniformitarienne de Lyell pour les principales formations géologiques, comme celles des scablands du lac Missoula, et prouvèrent que des formations massives pouvaient être et ont été produites rapidement par des forces catastrophiques, aucune tentative ne fut faite de reconstruire l’échelle des temps géologiques élaborée par Lyell et ses disciples. Au lieu de quoi, les géologues dominants défendirent l’échelle de Lyell en disant qu’ils avaient tenu compte du catastrophisme, mais sans expliquer comment le même système géologique élaboré sur l’hypothèse d’une formation lente et graduelle des roches sédimentaires pouvait s’accorder avec le catastrophisme sans avoir été révisé ! Une telle situation ne pouvait évidemment pas durer éternellement et, dans la seconde moitié du XX e siècle, plusieurs scientifiques se lancèrent dans des expériences de sédimentologie et mirent au point des laboratoires où la recherche expérimentale pouvait être poursuivie.
Dans les années 1980, Guy Berthault démontra que les sédiments en suspension dans un liquide sont triés selon leurs caractéristiques physiques et déposés en strates simultanées. Les deux principales étapes de son programme de recherche concernaient la lamination et la stratification.
1. Lamination. « Ces expériences de sédimentation (en 1986) ont été menées en eau stagnante avec un apport continu de matériau hétérogranulaire. Un dépôt se forme, donnant l’illusion de lits ou de lamines successifs. Ces lamines résultent d’un processus de granoclassement spontané, périodique et continu, qui se produit immédiatement après le dépôt du mélange hétérogranulaire. L’épaisseur des lamelles semble indépendante de la vitesse de sédimentation, mais augmente lorsque la granulométrie du mélange présente des différences importantes. En présence d’un courant horizontal, on observe de fines couches lamellaires se développant latéralement dans le sens du courant.
La seconde série d’expériences fut réalisée à l’Institut de mécanique des fluides de Marseille : elles démontrent qu’en eau stagnante, le dépôt continu de sédiments hétérogranulaires donne naissance à des lamines, qui disparaissent progressivement à mesure que la hauteur de chute des particules dans l’eau (et apparemment leur taille) augmente. Les lamines suivent la pente de la partie supérieure du dépôt. En eau courante, de nombreux types de laminations superposées et étroitement apparentées apparaissent dans le dépôt (Berthault 1988, CR Académie des Sciences).

Laboratoire d’hydraulique de Fort Collins, le canal recirculant.
2. Stratification. Des expériences de stratification ont été menées au laboratoire d’hydraulique de Fort Collins , rattaché à l’Université d’État du Colorado, par le professeur d’hydraulique et de sédimentologie Pierre Julien. Ces expériences nécessitaient l’utilisation d’un canal à recirculation d’eau, parcouru par un courant chargé de sédiments. Hjulstrom (1935) et ses successeurs ayant défini le taux de sédimentation critique pour chaque granulométrie, la vitesse du courant devait être modulée. En faisant varier cette vitesse, il était possible d’obtenir une superposition de particules de différentes tailles.
L’expérience en canal a montré qu’en présence d’un courant variable, des couches superposées se forment simultanément dans le sens du courant. Ce résultat, à l’échelle des strates, est également conforme, à l’échelle des faciès, à la loi de Golovkinsky-Inostrantsev et Walther (Walther 1894, Middleton 1973, Romanovsky 1988), selon laquelle l’extension des faciès d’une séquence donnée est identique latéralement et verticalement.
Des expériences en laboratoire sur la dessication de sables naturels montrent également une fracturation préférentielle (ou diaclases) des dépôts encroûtants à l’interface entre les strates de particules grossières et fines. Plutôt que de constituer des couches sédimentaires successives, ces expériences démontrent que la stratification sous un apport continu de mélanges sableux hétérogènes résulte de la ségrégation pour la lamination, d’un écoulement non uniforme pour les lits granoclassés et de la dessication pour les diaclases. Les strates superposées ne sont donc pas nécessairement identiques à des couches sédimentaires successives. »
Durant la première décennie du XXI e siècle, Guy Berthault a beaucoup travaillé avec une équipe de sédimentologues russes dirigée par Alexandre Lalomov (Institut des gisements minéraux de l’Académie des sciences de Russie), en appliquant l’analyse paléohydraulique aux formations géologiques de Russie.
À titre d’exemple, citons un rapport publié en 2007 dans la revue Lithology and Mineral Resources de l’Académie des Sciences de Russie concernant la péninsule de Crimée. Il démontre que la sédimentation de la séquence étudiée a été quasi instantanée, alors que la stratigraphie prévoyait une période de plusieurs millions d’années. Par ailleurs, un rapport récent concernant le plateau du nord-ouest de la Russie dans la région de Saint-Pétersbourg, indique que la durée de sédimentation a été bien plus courte que celle estimée par l’échelle stratigraphique : moins de 0,01% du temps total.
Dans la conclusion d’une communication lors d’une conférence consacrée à la critique scientifique de la théorie de l’évolution à l’Académie Gustav Siewerth , en Allemagne, Guy Berthault observa ceci :
« L’analyse paléohydraulique détermine que le temps de sédimentation d’une séquence s’avère bien plus court que le temps stratigraphique. De toute évidence, cette courte période ne corrobore pas l’hypothèse évolutionniste selon laquelle la vie serait apparue à partir de la non-vie et que les formes de vie se seraient développées à partir d’un ancêtre commun par d’innombrables mutations génétiques sur des centaines de millions d’années (voir sedimentology.fr ). [...] En remettant en question les principes et les méthodes sur lesquels reposent les datations géologiques, et en proposant une nouvelle approche de la paléohydrologie, j’espère ouvrir un dialogue avec les spécialistes des disciplines concernées, capables d’en apprécier les implications et de proposer une chronologie conforme aux observations expérimentales, fondée sur le temps de sédimentation, un temps insuffisant pour l’évolution des espèces, telle que la conçoivent les tenants de l’hypothèse évolutionniste.
Les défenseurs du cadre lyellien ont critiqué la nouvelle sédimentologie expérimentale, mais ces détracteurs ont de plus en plus de mal à en défendre le cadre. Par exemple, le critique renommé Alan Hayward énonce l’idée conventionnelle que « le schiste est composé d’argile compactée. Comme la plupart des lecteurs l’auront constaté, l’argile est constituée de particules extrêmement fines qui mettent longtemps à se déposer dans l’eau. La turbulence les maintient en suspension et, par conséquent, l’argile ne se dépose que dans une eau calme ».
Cependant, des études expérimentales récentes sur la formation des mudstones [2] ont remis en question cette idée reçue. Dans un article récent paru dans la revue Science , SCHIEBER & al. concluent :
« Nos observations ne confirment pas l’idée que les boues ne peuvent se déposer que dans des environnements calmes, soumis à de faibles courants intermittents. Au contraire, le transport par charriage de la vase floculée et son dépôt se produisent à des vitesses de courant qui transporteraient et déposeraient également du sable. Les lits d’argile peuvent s’accumuler par accrétion à partir de rides de flocules migrantes sous l’action de courants rapides, dans une gamme de vitesse de 10 à 26 cm/s, gamme susceptible de s’étendre à mesure que l’on explore des flux ayant de plus grandes concentrations sédimentaires…
Au cours de deux décennies d’études détaillées de schistes et de pélites [3] , l’un d’entre nous a observé des formes de lits de faible amplitude, formes comparables à celles trouvées dans des unités de schistes déposés dans une grande variété d’environnements. On en trouve des exemples dans la Belt Supergroup (Proterozoïque moyen), dans le Dévonien de l’est des États-Unis, le schiste de Posidonia (Jurassique), le schiste de Mancos (Crétacé) et la Formation de Green River (Éocène).
Ce fait suggère que l’accrétion de boue à partir de rides de flocons migratrices s’est probablement produite tout au long de l’histoire géologique.
L’examen attentif de nombreuses formations schisteuses anciennes pourrait ainsi révéler qu’elles se sont accumulées selon le mode illustré ici, plutôt que de résulter de suspensions lentes ou immobiles. Cela nécessitera très probablement une réévaluation de larges portions de l’histoire sédimentaire des archives géologiques. »
Comme le souligne Schieber dans son rapport, « les pélites représentent jusqu’aux deux tiers des archives sédimentaires et sont sans doute le type de roche sédimentaire le moins bien compris ». De plus, il est important de noter que les formations de pélites, mentionnées par Schieber dans son article paru dans Science, sont massives.

Schiste de Mancos.
Les schistes du Belt Supergroup, près du Parc National des Glaciers, atteignent jusqu’à 2 100 mètres d’épaisseur. Le schiste de Marcellus datant du Dévonien, dans l’est des États-Unis, atteint jusqu’à 275 m, l’Ohio schiste du Kentucky 152 m, et le schiste de Mancos entre 300 et 1 520 m. Ainsi les recherches expérimentales, prouvant que des formations de cette taille peuvent s’expliquer par un dépôt rapide de sédiments par des eaux turbulentes, renforcent la demande de Berthault de reconstruire l’échelle géologique à la lumière des découvertes expérimentales.
L’importance des travaux de Guy Berthault a été soulignée par des recherches récentes en paléontologie, en datation radiométrique et en génétique, qui renforcent grandement sa prise de position en faveur d’une reconstruction de l’échelle de datation géologique. La datation au carbone 14, réalisée avec précision sur des échantillons provenant de pratiquement toutes les couches de la colonne géologique, a donné des résultats comparables à ceux des fossiles de mammouths et d’autres espèces de la mégafaune, connus pour avoir vécu à la même époque que l’homme. Des tissus mous et de l’ADN ont été trouvés dans des os de dinosaures et d’autres animaux de la mégafaune, et le collagène provenant d’os de dinosaures a été daté par spectrométrie de masse accélérée dans la même gamme d’âge au carbone 14 que des mammifères modernes. En génétique, les chercheurs Kimura et Kondrashov ont démontré que la grande majorité des mutations ont un effet légèrement néfaste sur un organisme. Ces mutations s’accumulant entraînent une dégradation progressive du génome et imposent « une limite temporelle à l’existence des lignées de vertébrés » –, une limite bien inférieure aux millions d’années requis par l’évolution. Les recherches de Berthault, Lalomov et Schieber démontrent que les organismes fossilisés piégés dans de nombreuses formations rocheuses sédimentaires massives ont vécu simultanément et ne constituent donc pas une preuve de l’évolution. En outre, des études récentes sur des fossiles découverts dans les roches les plus profondes de la Terre ont confirmé l’existence d’un degré étonnant de sophistication technologique chez certains des fossiles terrestres « les plus anciens » connus.
Dans son Encyclique Pascendi de 1907, saint Pie X avertit ses frères évêques que les fondements de la vraie foi sont menacés par la pire hérésie de l’histoire du christianisme, le modernisme qui est « la synthèse de toutes les hérésies » ; d’ailleurs, « le point capital du système moderniste est l’évolution » (§ 32).
Depuis que les folles spéculations géologiques de Lyell ont créé la base dans les sciences naturelles pour les folles spéculations de la biologie évolutionniste et de la cosmologie du Big Bang , la recherche expérimentale en sédimentologie de Guy Berthault a littéralement détruit les fondements pourris du mythe pseudo-scientifique de l’évolution depuis la molécule jusqu’à l’homme.
L’œuvre décisive de Guy Berthault en sédimentologie a couronné une vie consacrée à la recherche de la vérité, au service de Dieu et de l’Église, toujours avec l’intention de construire le Royaume de Dieu. Guy Berthault a joué un rôle fondamental pour soutenir le sacerdoce voué à la liturgie traditionnelle de rite romain. En tant que directeur de la société Vini-Prix , Guy Berthault mit en œuvre la doctrine sociale de l’Église en offrant aux employés des possibilités d’éducation catholique et de formation spirituelle, ainsi que le partage des bénéfices. Il contribua aussi à organiser les premiers symposiums internationaux catholiques où des théologiens, des philosophes et des scientifiques catholiques purent défendre la doctrine traditionnelle de la Création et exposer les erreurs fatales des autres récits sur l’origine de l’homme et de l’univers. Au cours des nombreuses occasions où j’ai eu le privilège d’être en sa compagnie pendant ces conférences, Guy Berthault s’est toujours comporté comme un gentleman catholique exemplaire, courtois, affable, pieux, travailleur, généreux, perspicace et charitable.
Puissent son âme et les âmes de tous les fidèles défunts reposer en paix, par la grâce de Dieu. Amen.
(À Mount-Jackson, Virginie, en la fête de l’Immaculée Conception, ce 8 Décembre 2025)
Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)
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