L’effondrement du Big Bang

Par Le CEPRevue n°101Astronomie, Science
L’effondrement du Big Bang

Après un survol historique de la cosmologie depuis l’Antiquité (p.24-42), Alexander Williams et John Hartnett, tout en rappelant les principales connaissances ou hypothèses modernes sur la naissance et l’évolution des galaxies, des étoiles et des planètes (naines blanches, géantes rouges, quasars, trous noirs…) (p. 155-195), présentent une critique des conceptions cosmogonistes naturalistes. Un grand intérêt de ce livre est de montrer que, depuis longtemps, des critiques nombreuses se sont élevées contre le Big Bang et contre le dogmatisme scientifique qui accapare les crédits au seul bénéfice de ce modèle. Ils montrent aussi que la théorie du Big Bang repose sur des hypothèses (p. 13) qui font le lit de l’athéisme. Le chrétien sait que la mort est apparue après la Chute. La théorie de l’évolution des êtres vivants ayant conduit lentement à l’apparition de l’homme est donc nécessairement fausse (p. 17-18, 370).

Sur ces prémisses, ce livre montre que bon nombre d’arguments ne sont pas crédibles scientifiquement. Le Big Bang ne permet pas d’expliquer la formation des galaxies (p. 155-158), ce que reconnaissait même le célèbre cosmologiste évolutionniste Stephen Hawking (p. 156 et 327).

Citons quelques faits particulièrement marquants.

L’explication universelle du décalage vers le rouge du rayonnement, d’autant plus important qu’il provient de sources plus lointaines, est susceptible d’être remis en cause. En effet, des quasars et des galaxies relativement très proches de ceux-ci présentent des décalages vers le rouge inconciliables avec cette théorie (p. 352-354).

Les images du télescope Hubble montrent que les galaxies proches et les galaxies lointaines sont d’apparence semblable (alors que ces dernières devraient nous révéler l’état de l’Univers moins évolué à ses débuts) (p. 254-255), ce que le télescope James-Webb a récemment confirmé de façon saisissante (cf. Le Cep, n° 100, p.12).

Les auteurs rappellent des signes plaidant pour une terre relativement jeune : magnétisme du noyau terrestre (p.246), chaleur de la croûte terrestre (p. 235), datation radiométrique (p.236-242), etc.

Il existe des modèles cosmologiques, alternatifs à celui du Big Bang, détaillés dans l’ouvrage, reposant aussi sur le naturalisme mais proposant des explications scientifiques plus satisfaisantes de certains phénomènes, par exemple l’univers d’Arp (p. 339-349).

Une originalité – intéressante, mais contestable – de ce livre est sans doute son hypothèse d’interpréter le temps cosmique long et l’expansion de l’univers en accord et avec l’appui même des textes bibliques. A. Williams et J. Hartnett citent une dizaine de références de l’Ancien Testament (dans les livres des Psaumes et des Prophètes) où il est écrit que Dieu a « étendu » ou « déployé » les cieux (p. 222 et 310). « D’après Russell Humphreys, ces versets se réfèrent à la loi Hubble sur l’expansion du cosmos » (p. 310). En prenant appui sur la théorie de la relativité d’Einstein, les auteurs concilient un âge de la terre de quelques milliers d’années avec un univers beaucoup plus ancien (p. 227). La relativité du temps permet de comprendre un univers jeune selon une horloge terrestre (p. 223 et 256) et vieux selon une horloge cosmique (p. 223 et 18) : « La dilatation relativiste du temps peut réconcilier les milliards d’années de l’histoire cosmique avec les milliers d’années de l’histoire de la terre… Le temps de Dieu pour nous, c’est le temps terrestre » (p. 317).

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Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)

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