Le Déluge prouvé par la Géologie et la Paléontologie

Par Marie-Claire Van Oosterwyck-Gastuche
Le Déluge prouvé par la Géologie et la Paléontologie

Résumé : Les encyclopédistes du XVIIIe siècle, à l'instar de Voltaire, firent tout ce qu'ils pouvaient pour réduire le Déluge biblique à une inondation locale, voire à un mythe babylonien. À leur suite, le courant de géologues entraînés par Lyell élaborèrent une histoire « tranquille » de la Terre, la thèse dite « actualiste » ou « uniformitarianiste », aujourd'hui encore dominante, qui exclut le « catastrophisme ». Mais les faits sont têtus et la thèse d'un Déluge universel tels que décrit dans la Bible finira par retrouver sa juste place en géologie.

"Le Déluge" de la chapelle Sixtine par Michel-Ange - 1508

Jusqu'au XVIIIe siècle, tous les savants s'accordent sur l'existence d'un Déluge universel. Il suffit de lire la Protogée de Leibniz pour voir qu'il explique ainsi aussi bien les coquillages rencontrés sur les montagnes que la mort massive et brutale des animaux fossilisés ou le dépôt des terrains « neptuniens »[1].

Ammonites, bivalves et autres coquillages marins retrouvés au sommet de l'Himalaya

Mais au XIXe siècle, avec Lyell (1817-1875), juriste athée, naît « l'Actualisme » : strates et fossiles ne sont nullement le signe d'une inondation catastrophique, mais résultent tout au contraire des dépôts successifs, opérés à une vitesse lente et uniforme entre deux retraits de la mer. Lyell assure avoir ainsi défini les causes « réelles » (de l'anglais actual, « réel ») de la stratification.

Les strates observables se comptent par milliers. La mer n'a pas coutume de changer son rivage chaque année. En mesurant l'âge de la Terre par l'épaisseur des dépôts, Lyell dégageait ainsi les millions d'années nécessaires pour rendre crédible la thèse évolutionniste de son ami Charles Darwin (1809-1882).

Depuis lors, les deux théories, actualisme et évolutionnisme, s'étayant l'une l'autre, ont progressivement monopolisé l'Université, puis l'École, puis la presse de vulgarisation. Elles aboutissent à l'édification d'une « échelle stratigraphique » qui permet de classer chronologiquement les strates par les fossiles. Diffusée par Holmes en 1965 dans son manuel qui fait toujours autorité, l'Échelle permet de décider de l'ancienneté des couches géologiques, qui se prouve par la simplicité des organismes fossiles rencontrés ; inversement, l'ancienneté des fossiles se prouve par la profondeur de la couche qui les enrobe.

On distingue : (en M.A. = millions d'années)

Sans parler ici de précurseurs tels que Vialleton, Whitcomb ou Morris qui, depuis plusieurs décennies, ont dénoncé la « superstition transformiste » et l'inflation des datations géologiques, il est symptomatique que les faits nouveaux mis au jour par les recherches de ces dernières années viennent infliger un démenti formel aux thèses de Lyell et de Darwin :

A gauche : un fossile de cœlacanthe "disparu" depuis 66 millions d'années / à droite : un cœlacanthe vivant retrouvé au large de l'Afrique du sud.

un versant des Alpes Italiennes parsemé de traces de prosauropodes du "haut Triassic"

Ainsi, malgré le soutien direct que reçoivent les thèses de Lyell et de Darwin à l'Université et dans les médias, l'idée s'impose que la géologie ne vient pas les étayer, mais plutôt les démentir. Même la contre-attaque lancée par les évolutionnistes avec la datation « absolue » par les radioéléments, est en train de s'effondrer de l'extérieur comme de l'intérieur.

De l'intérieur, car la méthode fait appel à des postulats de constance dans le temps et dans l'espace qui ne se vérifient pas. Aussi les résultats sont-ils trop dispersés. La plupart doivent être éliminés. Ou bien le chiffre correspond à ce qu'on en attend, dit le Dr John Otis Brew, Directeur du Peabody Museum de Harvard, et on le publie ; ou bien il en diffère mais reste « raisonnable », et on le reporte donc dans une note en bas de page ; ou bien il s'avère « aberrant », et on l'escamote.

De l'extérieur, car les résultats sont incohérents. Les laves du Lac Kivu, datées 13 M.A. par le potassium-argon, recouvrent des coquillages datés de 5 000 ans. Une équipe suisse et une équipe italienne ont étudié le massif du Saint-Gothard, dans les Alpes. L'hercynien, que le tableau de Holmes évalue à 330-250 M.A., est daté par les Suisses entre 17 et 5 M.A. Mais les nappes alluvionnaires de la plaine, théoriquement plus récentes, remonteraient à 172-195 M.A. De leur côté, les Italiens les datent entre 31 et 22 M.A.

Que conclure, sinon que l'effondrement de « l'actualisme » amène la résurrection du « diluvianisme » ? Car l'hypothèse biblique explique tous les faits mis au jour : la présence des fossiles (enfermés brutalement dans l'éboulement d'un terrain encore plastique) et l'absence de fossilisation contemporaine ; le (très relatif) classement des êtres selon les profondeurs des couches : les êtres marins ont été enfouis les premiers, puis ceux des rivages, enfin les mammifères, plus mobiles et plus agiles.

Ainsi, brutalement, les hommes furent-ils exterminés avec la Terre, comme le signale Moïse ; le Précambrien n'est autre que la croûte continentale arasée par le Déluge universel, fracturée puis disloquée par la dérive brutale de nos 5 continents. Le mécanisme du Déluge met en œuvre les forces magmatiques aussi bien que la chute des « eaux d'en haut ». Il explique donc la formation des roches ignées, solidifiées par l'océan, aussi bien que celles des couches sédimentaires dont nous savons aujourd'hui que la stratification résulte d'un classement granulométrique des matériaux lors de leur dépôt (cf. les expériences de Guy Berthault). Il nous montre surtout l'ampleur d'un bouleversement dont Dieu a voulu marquer la Terre et ses habitants. C'est donc une leçon de Justice et d'Espérance qui nous est ainsi transmise par la géologie et la paléontologie, du moins pour qui veut bien méditer sur leur message.

Guy Berthault reproduit ses expériences de sédimentologie en laboratoire pour les besoins du documentaire "Évolution : science ou croyance".

Par Marie-Claire Van Oosterwyck-Gastuche2

Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)

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