Le scaphandrier ailé

Par Bruno PrimavèreRevue n°114Biologie, Écologie, Création
Le scaphandrier ailé

Résumé : Le Cincle ou Merle d'eau illustre bien la pré-adaptation des organismes à qui une part spécifique de l'écosystème est confiée. Voici, en effet, un oiseau étonnant et unique parmi les passereaux. De la taille d'une grive ou d'un étourneau, ressemblant tantôt au merle tantôt au troglodyte, il sait comme eux se percher, trotter à terre et voler, mais d'un vol très rapide et tendu, comme une flèche. Mais il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous l'eau. Et ce, qui plus est, dans les eaux rapides, tumultueuses et bouillonnantes des torrents et ruisseaux, son domaine quasi exclusif. Il y évolue toute l'année sans nous quitter, même en hiver malgré ses froids rigoureux.

Cinclus cinclus sur une pierre.

Cinclus cinclus sur une pierre.

Introduction

Pour un lecteur de la revue Le Cep , qui a eu l’occasion de lire de nombreux articles présentant des données factuelles abondantes sur la Création, il est évident que le transformisme est fondé sur une idéologie : l’interprétation hypothétique de faits, jointe à beaucoup d'imagination, est présentée abusivement comme une réalité factuelle. À bien y réfléchir, la pénétration profonde de l'évolutionnisme dans les esprits ne peut s’expliquer sans évoquer des forces discrètes qui ont joui, à un moment ou un autre de l'histoire, d’une grande puissance financière et médiatique ainsi que politique pour propager cette idée.

Pour détourner les hommes de la vision chrétienne du monde qui s’ancrait sur la réalité profonde de l’Être, il a fallu une subversion profonde des intelligences.

Le problème aujourd’hui est que nos contemporains ont reçu ce carcan idéologique comme un formatage sans cesse alimenté par la surinformation médiatique – orientée –, qui n’est pas secondée par une réflexion, une méditation, une « rumination » à la recherche de la Vérité. Sachons donc regarder la Création sans biais préconçus et admirer ses merveilles.

En flânant le long de fraîches petites rivières, peut-être aurez-vous l'occasion de croiser une rapide flèche brune rasant les eaux, à la manière du Martin-pêcheur : c'est le discret Cincle plongeur. Voici ce que cet oiseau magnifique nous dirait sur lui-même, s ’ il avait l'intelligence unie à l’usage de la parole.

Présentation

Je m'appelle le Cincle plongeur ( Cinclus cinclus ). Je suis un passereau [1] diurne de la Famille des Cinclidés, actif principalement le matin et le soir. Volontiers montagnard, j'habite dans des régions présentant un relief accidenté et des cours d’eau : rivières et ruisseaux de tête de bassin.

Ma carte d’identité :

Notre famille se divise en cinq espèces présentant toutes le même comportement, mais qui sont très distantes géographiquement [2] : Cinclus pallasii en Asie (Chine, Kazakhstan, Vietnam,...) ; Cinclus leucocephalus présente exclusivement dans la Cordillière des Andes, du Venezuela au centre de la Bolivie ; Cinclus schulzi au nord de l'Argentine et au sud de la Bolivie ; Cinclus mexicanus en Alaska, aux îles Aléoutiennes, dans tout l'ouest du Canada et des États-Unis de la côte Pacifique aux Montagnes Rocheuses (sauf dans les déserts), dans les montagnes de l'ouest du Mexique et en Amérique centrale jusqu'au Panama. Quant à mon espèce, elle se décline en treize sous-espèces qui occupent d’une façon discontinue les rivières des zones montagneuses et vallonnées d’Eurasie et des Atlas maghrébins.

Si l'on considère les dénominations qui m'ont été attribuées dans les différentes langues [3] , il est clair que je vous fais penser à un Merle, voire à un Étourneau. Je suis, en effet, également connu sous le nom de « Merle d’eau ». Par certains côtés, je ressemble à un gros Troglodyte, car je suis, moi aussi, un petit oiseau trapu à la queue très courte.

Au fil des lignes qui vont suivre, vous verrez que la nature m'a doté de caractéristiques me permettant de m’adapter parfaitement à l'environnement qui m'a été dévolu.

L'étymologie de Cincle vient du latin cinclus , lui-même dérivé du grec κιγκλίζω kigklizô , « remuer vivement les hanches » [ Bailly ]. De fait, comme le Rouge-queue, je suis un nerveux monté sur ressorts, qui s’agite sans cesse jusqu'au moment où je m’envole et me pose sur une branche basse, sur un rocher à fleur d’eau ou sur un perchoir tranquille, pour faire un brin de toilette.

Moi, le Cinclus cinclus cinclus , l'une des deux sous-espèces présente en France (l'autre s'appelant c. c. aquaticus ), suis facilement identifiable grâce à mon large plastron blanc contrastant avec le reste de mon plumage brun-roux à gris-ardoise.

Le plastron blanc caractéristique du Cincle plongeur.

Le plastron blanc caractéristique du Cincle plongeur.

Mon lieu de vie

Je n'ai pas le physique du Martin-pêcheur qui, avec son long bec et ses courtes pattes, semble avoir été contraint à devoir pêcher petits poissons et petits animaux aquatiques, mais, comme lui, je fréquente les ruisseaux.

Vous m'avez peut-être vu voler avec une aisance extrême en suivant le lit du cours d’eau, le plus souvent à faible hauteur, d'un vol rapide, direct et rasant, épousant les méandres sans m’écarter de l’eau.

Mes ailes assez courtes, arrondies et bombées battent très vite, mais la petitesse de ma queue m’oblige à suivre une trajectoire rectiligne, puis à louvoyer en me jetant sur un côté afin de changer de direction ou pour freiner... En certaines circonstances, je m'élève jusqu’à une vingtaine de mètres, mais toujours au-dessus de l’eau.

Martin-pêcheur d'Europe, Alcedo atthis.

Martin-pêcheur d'Europe, Alcedo atthis.

Je suis également habile sur le sol. Pendant l’hiver, je peux, par exemple, courir sur la glace et sur les glaçons flottants. Pourquoi ne pas me comporter alors comme le Merle qui parcourt les haies, gratte le sol et trouve amplement sa nourriture ? Parce que mon Créateur m'a assigné une place particulière dans l'écosystème et donné tout l'outillage nécessaire pour tenir mon rôle : l’ensemble de mon cycle biologique se déroulera dans l’eau ou à ses abords.

Mon cycle biologique se déroulera dans l’eau ou à ses abords.

Mon cycle biologique se déroulera dans l’eau ou à ses abords.

Je passe l’ensemble de ma vie auprès des cours d’eau courante peu profonds, surtout en basse et moyenne montagne, où je peux trouver des invertébrés aquatiques pour me nourrir [4] .

Prédateur situé vers le haut de la chaîne alimentaire, je suis considéré comme une espèce bio-indicatrice pour estimer l’état de santé des cours d’eau. La pente et le débit d'une rivière, ajoutés à la présence d'ouvrages artificiels ou impropres à accueillir mon nid, constituent les atouts majeurs d’un domaine. Les régions montagneuses sont mieux loties que celles des plaines, car les eaux y sont de meilleure qualité : elles sont plus froides, coulent plus vite, ce qui est plus favorable au développement des larves aquatiques dont nous raffolons. Les distances séparant nos couples y sont souvent inférieures au kilomètre.

Pendant l’hiver, nous nous regroupons en petit dortoir pour dormir ensemble dans un endroit abrité, souvent sous un pont, ou bien nous descendons un peu vers l'aval si l'hiver est particulièrement rigoureux. Puis, dès le mois de janvier [5] , chacun prend ses quartiers et pense à former un couple en vue d'une nouvelle progéniture. Il est temps de marquer un territoire à force de chants bien exécutés. Mon chant varie essentiellement en fonction de la qualité du cours d’eau, de l’abondance en nourriture, de la végétation le long des berges et de la disponibilité des sites pour y nidifier. Mon domaine vital s’étend en moyenne sur un linéaire compris entre 800 à 1 600 m de cours d’eau. Comme pour d'autres oiseaux, la parade nuptiale est faite de vols, d'échanges de nourriture. Par exemple pour nous les Cincles, le rituel suit ce genre de schéma : au début, la femelle fuit les avances du mâle qui chante en sa présence, marchant ou nageant comme un canard autour d'elle. Lorsque la saison des amours s'approche, elle sollicite de la nourriture de son partenaire, en se repliant sur elle-même et agitant ses ailes comme si elle était redevenue un oisillon.

Le mâle s'exécute à contrecœur au début. Lorsque les deux individus échangent pacifiquement la nourriture, le couple est formé.

Mon nid

Je niche de 100 à 2 200 m d’altitude et j'apprécie les rivières permanentes, plutôt calcaires, à forte granulométrie, dont la déclivité importante favorise l’oxygénation de l’eau et où les rochers abondent avec seuils et cascades, ainsi que des zones peu profondes.

Notre nid [6] n'est pas un terrier creusé habilement dans une pente escarpée comme le Martin-pêcheur [7] , mais il a l'apparence d'un nid de Troglodyte : une grosse boule de mousse, un dôme avec une large entrée latérale dirigée vers le bas. La partie extérieure est faite de mousse (humidifiée par immersion dans l’eau du torrent) : un excellent camouflage, qui permet sans doute l'isolation et l'absorption de l'humidité ambiante ; d'herbes, tiges et feuilles. À l'intérieur, je réalise une seconde structure faite de brindilles entremêlées, une coupe ressemblant à l'ossature d'un nid de Merle, tapissée de fines radicelles, de feuilles et de poils. Le nid se trouve généralement en surplomb de l'eau –- le plus souvent entre 0,5 et 2 mètres –, dans une anfractuosité difficile d'accès (sous la voûte d’un pont, dans un arbre creux, fixé à un muret de pierre ou une crevasse dans la roche sur les rives,...) ou à l'abri derrière une chute d'eau ! Sa construction s'effectue entre février et avril par notre couple, à moins que madame ait accepté de s'installer dans un site de nidification restauré qui est alors réutilisé.

Mon nid.

Mon nid.

Jeune Cincle.

Jeune Cincle.

La femelle dépose en général 4 ou 5 œufs [8] blancs qu'elle incubera seule 15 à 18 jours. Pendant les premiers jours suivant l'éclosion, elle s'occupe des oisillons en les tenant au chaud, tandis que moi, le mâle, je cherche de la nourriture pour toute la famille ; ensuite, ma femelle m'aide.

Nidicoles [9] , nos jeunes sont nourris au nid pendant environ 3 semaines puis, après la sortie du nid, pendant encore 2 semaines avant d'être autonomes. Le tout aura pris près de 2 mois. Si la nidification a commencé en février, cela mène à fin avril et une 2 de nichée peut suivre. Lorsque les petits sont âgés de cinq à sept semaines, nous les chassons du territoire. Ils doivent alors se trouver un autre domaine pour passer l'hiver et le reste de leur courte existence. La dispersion se fait en moyenne à 5,5 kilomètres.

Ravitaillement.

Ravitaillement.

Comme les Martin-pêcheurs, nous, les Cincles, accordons une attention particulière à l'hygiène du nid. Ainsi, nous enlevons du nid les sacs fécaux excrétés par les jeunes pendant les dix premiers jours puis, lorsque ceux-ci défèquent en dehors du nid, les emportons loin de celui-ci pour ne pas attirer l'attention des prédateurs.

Après la saison de reproduction, j'abandonne momentanément mon cours d’eau vers les secteurs de ripisylve, c'est-à-dire les zones aux berges densément végétalisées, que comporte obligatoirement mon territoire, pour m'y réfugier sans voler, afin d’effectuer ma mue estivale.

Banquet sous-marin d'un passereau

Lorsque nos poussins sortent du nid, ils ne savent pas encore voler. Ils tombent alors dans le ruisseau situé au-dessous de l'entrée et se laissent dériver.

Le juvénile s’agrippe au premier obstacle venu, se hisse dessus puis se cache, se sèche... Il est déjà très à l'aise dans les eaux tumultueuses et passe d'une rive à l'autre sans grande difficulté ! La particularité de nos petits, c’est qu’ils savent plonger et nager avant même d’emprunter la voie des airs. Mais attention, s’ils ne se cachent pas suffisamment, nos oisillons bavards ne feront pas de vieux os.

Larve de Trichoptères.

Larve de Trichoptères.

Que réclament-ils ? Des larves et des insectes aquatiques [10] , d'excellents invertébrés bourrés de protéines [11] : Coléoptères, Phryganes, Éphémères, Notonectes, Crustacés (Gammares), petits mollusques ; Plécoptères, Éphéméroptères et Trichoptères constituant l’essentiel du régime alimentaire... Les larves aquatiques les plus dodues sont présentes dès la fin de l'hiver !

Un Cincle nourrissant son petit.

Un Cincle nourrissant son petit.

Insectivore, je capture des insectes aquatiques sur les berges, mais je vais aussi chercher les larves, les petits crustacés comme les gammares en marchant ou en nageant sous l’eau. Je peux rester immergé jusqu’à 15 secondes (généralement 4 à 7 secondes) ; plonger 5 fois par minute jusqu’à 1 600 fois par jour, ce qui correspond à une durée quotidienne totale de plus de deux heures passées quotidiennement sous l’eau ! Quand on connaît les différences de conduction de l'eau et de l'air [12] , vous devez vous demander comment je n'attrape pas froid. J'ai pour cela un plumage rempli d'air particulièrement dense. Les sécrétions huileuses de ma glande uropygienne – glande située non loin du croupion –, plus développée que celle des autres passereaux, contribue à l'imperméabiliser. Mes réserves de graisse, situées sous l'épiderme, et les propriétés internes de mon plumage [13] parachèvent l'isolation. De fait, je parais toujours sec, car mon plumage fin et serré retient une fine pellicule de bulles d’air, qui enveloppent mon corps comme une gangue, me rendant luisant dans les eaux claires du torrent.

Cette année, particulièrement chaude et ensoleillée, j’ai fait l’heureux choix d’établir mon nid derrière une cascade ! Je m’offre ainsi un bref rafraîchissement à chaque va et vient. La vitesse de mon vol et mon plumage dense pallient les inconvénients que pourraient constituer les masses d’eau me tombant dessus.

Technique de pêche

Comment un oiseau qui ne pèse que 75 g arrive-t-il à plonger dans les forts courants de montagne me demanderez-vous ? La technique utilisée ne ressemble en rien à celle d'autres oiseaux plongeurs, comme par exemple le Martin pêcheur.

Pêche en eau peu profonde .

Pêche en eau peu profonde .

En effet, ce dernier part d'un point haut et il utilise sa vitesse pour transpercer la surface de l'eau. Moi, je n'ai pas besoin de décoller de très haut. Une simple pierre qui émerge fait très bien l'affaire. Je m'élance, avec mes courtes ailes convexes et arrondies, vers le centre du cours d'eau ; je me pose sur l'eau puis je plonge très vite à la manière du Grèbe [14] castagneux, bien que je n'en aie pas la palmure. Plus simplement, je peux aussi entrer dans l’eau en poursuivant ma marche partant de la rive pour m'immerger progressivement dans l'eau.

Je me pose sur l’eau.

Je me pose sur l’eau.

Je m’enfonce dans l’eau jusqu’à 1,5 m maximum et trouve sans difficulté ma nourriture dans un courant de 40 à 60 cm par seconde.

J'atteins le fond en m’aidant de mes courtes ailes convexes et arrondies, de ma queue et de mes pattes non palmées. Avant vos ingénieurs de Formule 1 [15] , j’ai su utiliser la déportance [16] ou portance négative, mais dans l’eau ! La pression de l'eau vive sur mon dos incliné et mon arrière train relevé vers le haut me maintient plaqué au sol. Vous comprenez donc mieux l’importance du courant. Une fois au fond, je marche sur le lit de la rivière, contre le courant, penché en avant, le dos oblique, la queue relevée me servant de gouvernail tandis que le bec pique des proies dans le gravier et soulève et déplace les pierres. Le rôle des ailes est ici primordial et plus important que celui des pattes.

Selon que le courant est plus ou moins fort, je maintiens mon équilibre en les entrouvrant ou en les refermant grâce à l’aide de mes puissants muscles pectoraux ou bien par de petits coups de balanciers. Lorsque l'eau est plus profonde ou agitée, j'étale ma queue tronquée et utilise mes ailes comme des rames pour me propulser et résister davantage au courant.

Je peux ainsi marcher librement, même à reculons, sur le lit du cours d’eau. Je n’ai pas besoin de chaussures lestées [17] . Je m’y agrippe, grâce à mes fortes pattes aux doigts munis d'ongles acérés capables de s'accrocher aux aspérités.

La remontée à la surface s’effectue naturellement, sans effort, comme un bouchon ou une balle de ping-pong, les ailes à demi-ouvertes. Après le plongeon, il m’arrive souvent de me laisser flotter dans le sens du courant sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes avant d’émerger.

Je consomme le produit de ma pêche une fois revenu à la surface. Comme tous les Oiseaux, je n’ai pas d’épiglotte [18] et la déglutition se fait mécaniquement par redressement de la tête.

Malgré mes petits poumons et la dépense énergétique violente que provoque la lutte contre des courants parfois intenses (torrents de montagne), l’oxygénation pendant la période d’apnée n’est pas un problème. Je peux compter, comme les autres oiseaux, sur les sacs aériens de mon appareil respiratoire, qui constituent une excellente réserve en oxygène.

Nous, les oiseaux, n’avons pas de pharynx proprement dit mais un bucco-pharynx. L'organisation légèrement différente de notre appareil respiratoire et digestif par rapport à celle des humains permet d'expliquer ma capacité à capturer mes proies sans boire la tasse. J'ai, en effet, des narines [19] et des trous auditifs obturables.

Une membrane, dite nictitante [20] , protège mes yeux du contact de l’eau et me confère une excellente vision sub-aquatique ; un véritable petit masque de plongée maison !

Fouillant les algues et autres plantes subaquatiques, je retourne les pierres du lit avec mon bec fin et pointu [21] – typique d’un insectivore. Celui-ci est constitué à l'extérieur d'une couche cornée, dénommée ramphothèque, dont la consistance varie selon les espèces d'oiseaux. À la base de la partie supérieure du bec, la ramphothèque peut être molle et épaissie. Elle forme alors une tumescence molle, la cire du bec, au niveau de laquelle s’ouvrent les narines. Les parties osseuses de la mâchoire (bec supérieur) et mandibulaire (bec inférieur) sont innervées [22] . À sa pointe, le bec est très sensible, grâce à des terminaisons nerveuses appelées corpuscules de Herbst [23] . Ces mécanorécepteurs, sensibles aux vibrations et aux variations de pression de l’air, jouent un rôle dans la recherche et la sélection de la nourriture.

J’aurais pu entrer dans plus de détails, mais il n’est pas nécessaire d’en dire plus pour montrer que je suis particulièrement bien conçu. Il paraît que certains de vos scientifiques pensent que la vie et les espèces seraient apparues grâce aux seules forces de la nature, sans intervention extérieure émanant d’un éventuel Créateur. Il leur faut faire un extraordinaire acte de foi !

Conclusion

La duperie scientiste contemporaine consiste à prétendre que l’évolutionnisme, c’est-à-dire l’hypothèse d’une évolution naturaliste allant des molécules jusqu’aux formes de vie actuelles, serait une science expérimentale. Or l’évolutionnisme relève de la science des origines, qui étudie des phénomènes passés, dont personne n’a été témoin, qui ne sont ni reproductibles, ni expérimentables, et qui n’ont pas forcément laissé de traces. Si elle se fonde sur les sciences expérimentales, c’est en interprétant les données fournies par celles-ci en fonction de présupposés idéologiques, philosophiques ou religieux.

Les scientifiques sont cantonnés à l’étude de l’évolution aujourd’hui à l’œuvre ; or cette dernière ne va pas dans le sens des prédictions évolutionnistes, puisqu’elle n’est ni créatrice, ni complexificatrice, ni même transformatrice. La racine du problème des athées, c’est d’expliquer le monde sans avoir recours à Dieu.

En vérité, ce sont les données elles-mêmes, en plus des livres sacrés et de la saine philosophie, qui poussent naturellement à conclure en faveur de la conception du vivant par un Dieu transcendant.

Bibliographie :

Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)

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