Les défenses naturelles anti-infectieuses des animaux et des végétaux
Résumé : Un médecin chercheur de l'Université Cornell, à New-York a montré que les êtres vivants comportent des substances antibiotiques naturelles, endogènes, donc sans toxicité pour l'organisme qui les secrète. Ces protéines ou oligopeptides pénètrent dans les "attaquants" pathogènes par une action électrostatique. Au lieu de chercher à stimuler cette activité bénéfique chez l'homme, les recherches en cours s'obstinent à étudier de nouveaux antibiotiques, mais cette fois proches de ces substances endogènes.
C'est un constat courant : les animaux et les plantes sauvages, dans leur habitat naturel préservé des perturbations provoquées par l'homme, jouissent d'une vitalité et d'une santé remarquables.
Il n'en est pas de même pour l'homme (même à l'état sauvage dans un milieu préservé comme l'Amazonie) dont les maladies, conséquences des déficiences de son organisme, sont combattues à coup d'antibiotiques. Ce type de médicament se substitue aux défenses naturelles de l'organisme en tuant l'agent pathogène microbien. Agissant sur l'effet et non sur la cause, ils rendent le mécanisme d'auto-défense de l'homme encore plus déficient et paresseux. Ainsi, le recours aux antibiotiques devient de plus de plus fréquent. Après quarante ans d'utilisation il en résulte que, face à une résistance accrue des microbes, ils perdent leur efficacité.
Sur ce sujet, un excellent article 2 permet d'entrevoir le merveilleux mécanisme qui régit les défenses naturelles de tous les êtres vivants sauvages (animaux et végétaux) et qui sont défaillants chez l'homme.
Les plantes et les animaux présentent un système de défense naturelle composé d'un grand nombre de protéines et d'oligopeptides à puissante activité antibactérienne et antifongique. Ces éléments s'introduisent dans les organismes pathogènes et les annihilent selon différents mécanismes. Ces protéines et ces peptides ont été isolés chez les insectes, les crabes, les grenouilles, les porcs, les bovins, etc... et aussi, peut-être à efficacité moindre, chez l'homme (trachée, intestin grêle...).
On commence seulement à découvrir leur processus d'action. Par exemple, les peptides antimicrobiens sont porteurs d'une charge électrique positive (cations), alors que les micro-organismes pathogènes sont porteurs d'une charge de surface négative (anionique). Le contact entre les peptides et les micro-organismes est donc électrostatique. Au cours de ce contact la membrane extérieure du microbe devient perméable et permet alors aux protéines ou aux peptides de pénétrer à l'intérieur et de détruire l'agent pathogène par différents modes d'action.
On comprend mieux ainsi pourquoi les poules et les porcs de ferme, vivant dans le fumier et la boue, c'est-à-dire dans un milieu hautement contaminant, restent indemnes de maladie alors que l'être humain dans des conditions même meilleures attraperait rapidement diphtérie, coléra, etc...
Bien sûr des crédits importants sont débloqués pour approfondir ces recherches afin de pouvoir mettre au point dans l'avenir un nouveau type d'antibiotique qualifié "d'endogène" (ceux utilisés actuellement sont de type "exogène") réalisé à partir des modèles innés chez les plantes et les animaux... sans pour autant envisager de rétablir et d'assainir l'activité de nos défenses naturelles perturbées et affaiblies, permettant ainsi à nos peptides et protéines de retrouver plus d'efficacité...
...errare humanum est.
Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)
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