Les tatouages ouvrent toujours la porte de l'âme au démon
Résumé : Les tatouages sont de plus en plus répandus, et dans toutes les générations. Sans méconnaître la naïveté des affects et des pensées qui poussent certains à s'infliger de tels ornements dermatiques et d'autres à s'adonner à ce gagne-pain peu exigeant, il serait imprudent de méconnaître les dangers d'une telle pratique. Le tatouage à la fois réjouit le sataniste Anton LaVey et contredit le précepte biblique : « Vous n'imprimerez point de figures sur vous » (Lv 19, 28). De telles indications semblent suffisantes pour en dissuader.
Il y a quelques décennies un propos sur la moralité des tatouages n'aurait pas été nécessaire. Autrefois répandus seulement parmi les individus rebelles, mal élevés ou mentalement instables, ils étaient généralement considérés comme un signe de dégénérescence morale.
Anton LaVey, fondateur de l'Église de Satan et auteur de The Satanic Bible, disait que les tatouages étaient « une déclaration contre le christianisme[2] » et, dès 1990 affirmait que le satanisme est derrière tout tatouage, que ce soit une rose ou un dragon[3]. Rien que ceci donne une forte raison de condamner les tatouages en tant qu'opposés au sensus catholicus.
[Image : Satan est derrière chaque tatouage, qu'il s'agisse d'une rose ou d'un dragon ; ci-dessus Dee Dee a tatoué même ses globes oculaires.]
Le tatouage implique une mutilation permanente sur soi-même qui ne peut jamais être tolérée. En outre, selon la tradition catholique, il n'est pas licite de modifier artificiellement son apparence de façon importante, parce que c'est un signe de vanité. Il s'ensuit que de colorer durablement à l'encre sa propre peau avec des dessins et portraits tombe dans cette catégorie.
Pourtant, comme pour beaucoup d'autres sujets controversés, les progressistes prétendent que l'Église n'a pas de position officielle sur la question. Certains ont faussement affirmé que de rares exceptions, telles que les tatouages reçus par les catholiques orientaux en temps de persécution, constituent la règle. Malgré cette confusion, l'enseignement de l'Église est clair et immuable. La question est tranchée par l'Écriture : « Vous ne ferez point d'incision dans votre chair pour un mort, et vous n'imprimerez point de figures sur vous » (Lv 19, 28 ; souligné par nous).
Plus grave, le tatouage viole le Premier commandement en tant qu'il est inséparable d'une spiritualité païenne. De même que le yoga et la sorcellerie ne peuvent être christianisés, les tatouages modernes ne le peuvent pas non plus. Quelle que soit l'intention, ils servent de chenal vers les faux dieux.
Le livre de Steve Gilbert, A Tattoo History[4], note que dans les anciens temps :
« Le processus du tatouage, qui impliquait des rituels complexes et des tabous, ne pouvait être accompli que par des prêtres et était associé à des croyances secrètes connues seulement par les membres de la caste sacerdotale... Les tatouages commencèrent en relation avec les anciens rites de scarification et de saignée, lesquels étaient associés à des pratiques religieuses destinées à mettre l'âme humaine en harmonie avec les forces surnaturelles et à assurer la continuité entre cette vie et la suivante » (p. 158).
L'Égypte ancienne, tristement célèbre pour ses pratiques occultes, attachait une grande importance aux tatouages[5]. Les historiens ont remarqué la présence de tatouages sur quelques momies. Souvent, ils contenaient des symboles liés à des dieux ou à des rituels particuliers. Les tatouages étaient considérés comme des amulettes pouvant apporter une protection[6]. En outre, certains tatouages étaient censés avoir le pouvoir spirituel d'apaiser la douleur. Étant donné que les usages de l'antique Égypte ont été à l'origine de sociétés secrètes et de fausses religions toujours présentes de nos jours, il est presque certain que ces pratiques du tatouage ont encore leur signification occulte, même si c'est sous une forme plus cachée.
[Image : Jeune homme exalté dans Vogue pour son tatouage polynésien tonga.]
Des cultures tribales contemporaines utilisent encore ouvertement les tatouages à des fins spirituelles. Par exemple, une tribu maorie les utilise comme charmes de bonne chance[7]. Chaque symbole contient sa propre signification spirituelle qui n'est pas détectable par l'observateur inattentif. Les dessins proposés dans les salons de tatouage occidentaux pourraient-ils contenir de tels symboles ? Il semble que oui[8].
Certains tatouages peuvent ne pas avoir de symboles païens explicites, ils n'en sont pas moins une porte démoniaque. Essayer de les débarrasser de leur signification païenne est aussi futile que d'essayer de rendre belle une chanson de rap en changeant les paroles. C'est pourquoi l'Église a toujours interdit les tatouages dans toute région où elle s'est établie. L'empereur Constantin créa ce précédent après sa conversion, interdisant les tatouages dans tout l'Empire romain. Pendant des siècles, les dirigeants en Europe occidentale maintinrent des restrictions sur les tatouages. En outre, les missionnaires en terres étrangères firent des efforts pour mettre un terme à cette pratique lorsqu'ils la trouvaient. C'est pourquoi, jusqu'à récemment, on n'a pas vu de tatouages catholiques même dans des régions autrefois tribales, telles que certaines parties non civilisées d'Amérique latine.
Les exorcistes ont montré leur inquiétude à propos des dangers spirituels des tatouages et il ne manque pas d'histoires effrayantes à ce sujet. Un exorciste, le P. Stephen Rosetti a admis qu'ils peuvent apporter des infestations démoniaques[9]. Dans un cas, un diacre versa de l'eau bénite sur le tatouage d'une femme ; elle hurla que cela la brûlait alors que l'eau était froide. Ceci est remarquable, parce que le tatouage était une simple rose et non pas un démon ou autre image occulte.
Don Gabriele Amorth, pendant longtemps exorciste du diocèse de Rome, a lui aussi critiqué les tatouages. Une fois, au cours d'un exorcisme, un démon lui avoua que les tatouages sont imprégnés de mauvais symbolisme et qu'ils sont un outil puissant à son service.
[Image : Une forme de sacrilège qui déshonore les saints et les anges. (Tatouage de Saint Michel)]
Qu'en est-il des tatouages catholiques ? Selon le Père Chad Ripperger, ce sont les pires de tous[10]. Bien loin d'apporter une protection spirituelle, ils invitent les démons. Dans un entretien, il déclara « le pire tatouage que j'eus à neutraliser... était un tatouage de l'archange saint Michel ».
De tels tatouages sont une forme de sacrilège qui offense gravement les saints et les anges au lieu de les honorer. En un certain sens on comprend que certains pourraient penser que des tatouages catholiques seraient un moyen de se souvenir de Dieu. Cependant c'est un pâle substitut au besoin de graver Sa mémoire dans nos cœurs, ce qui est beaucoup plus nécessaire. Ceux qui veulent honorer Notre Seigneur au moyen de symboles physiques peuvent le faire en portant des scapulaires, des médailles bénites, des cordons de saints (comme le cordon de sainte Philomène ou de saint Joseph) et, plus important de nos jours, en portant des vêtements modestes et contre-révolutionnaires. Nous pouvons aussi nous consacrer, corps et âme, à notre Sainte Mère, si bien que nous deviendrons nous-mêmes un rappel du Dieu auquel nous appartenons. Tout cela est un moyen plus efficace de croître près de Dieu.
Les tatouages doivent être toujours évités. Plutôt que de se joindre à la révolution culturelle, les catholiques devraient lutter contre elle et s'en tenir aux bonnes coutumes des siècles passés.
[Image : Tatouages imprégnés de significations occultes et d'un bien macabre symbolisme !]
Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)
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