Qui s'y frotte s'y pique (Ière partie)
Résumé : Le Hérisson, l'Échidné, le Tenrec et le Porc-épic appartiennent tous les quatre à la Classe des Mammifères, ont tous les quatre des poils piquants sur le dos, mais ne peuvent revendiquer aucun ancêtre commun du fait d'autres caractéristiques physiologiques, génétiques ou tout simplement géographiques. La génétique ne peut pour sa part, même dans la perspective d'une « dévolution » à partir de potentialités plus larges, susciter la complexité intégrée qui s'observe en eux. Les transformistes imaginent alors une « convergence évolutive » 1. Pourquoi utiliser des acrobaties sémantiques, alors que la doctrine de la Création est si simple ? Le Concepteur divin a créé différents êtres, établissant une information génétique spécifique, qui utilise des modules similaires tout en diversifiant leurs compositions.
Tout point du globe, à tout moment du jour ou de la nuit, voit la vie se manifester, que ce soit dans la discrétion ou les sorties exubérantes. Quand le soir s'étend sur la plaine, quand la pénombre s'installe, voici que la nature subit des changements étonnants. Les animaux diurnes, retournant dans leurs dortoirs ou se réfugiant dans leurs cachettes, laissent place à des animaux nocturnes parfaitement à l'aise dans les ténèbres de la nuit. Le soir, chez les mammifères nocturnes, les hormones glucocorticoïdes présentent leur pic de concentration plasmatique résultant d'une pré-programmation : l'activation de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien. Tout un petit monde se met en activité au moment où l'Homme va, lui, en général, prendre son repos.
[INSERT IMAGE: Fig. 1a-1b: Hérisson en boule et lors d'une marche nocturne.]
Ainsi, le hérisson avec sa boule d'épines 2 si particulière serait demeuré parfaitement inconnu de beaucoup si la rencontre fortuite d'un animal malade, ses cris ou les multimédias 3... ne nous en avaient fait connaître l'existence.
Comme il existe déjà des articles sur cet animal singulier, nous ne nous arrêterons pas sur son hibernation ou son alimentation. Il sera cependant utile de jeter un coup de projecteur sur son système de défense, les épines, et de voir la proximité qui pourrait exister avec d'autres animaux. Le monde vivant présente une si grande diversité qu'il s'y trouve facilement des espèces qui se ressemblent. Mais ressemblance ne signifie pas descendance ! Les différences existant entre quatre Mammifères doués d'épines : le hérisson, l'échidné, le tenrec et le porc-épic, vont nous le montrer.
L'imaginaire transformiste a choisi le temps qui n'est pourtant qu'un accident de la substance et n'a pas d'existence propre en dehors d'un être créé en lui adjoignant le besoin, comme causes explicatives. Un besoin + du temps = nouvelles fonctions, capacités inédites, nouvelles espèces ! L'affaire est dans le sac...
Il conviendra donc d'effectuer un tour d'horizon sur cette biodiversité.
Un Érinacéidé
Les érinacéidés (Erinaceidæ, nom sc., du lat. herinaceus) forment une famille de mammifères insectivores, qui inclut la plupart des hérissons, mais aussi les gymnures, animaux d'Asie inermes (sans épines). Le terme « insectivore » désigne aussi bien un animal dont le régime alimentaire est à dominante d'insectes et d'invertébrés, qu'un Ordre de Mammifères qui, aujourd'hui, n'a plus aucune signification.
[INSERT IMAGE: Fig. 3: Atelerix albiventris.] [INSERT IMAGE: Fig. 4: Caractéristiques d'un Erinaceus. (Schéma avec légendes : 6 000 piquants sur le dos et les flancs, Minuscule queue (2 cm), Taille: 25 cm de long, Museau pointu et noir, Petites pattes cachées par de longs poils, Poids: 1 kg)]
En fait, l'adaptation à l'insectivorie participe à ce que John Sanford appelle la complexité intégrée ; un ensemble de caractères anatomiques convergents qu'on a longtemps pris pour des rapports de parenté. De nouvelles classifications surprenantes sont actuellement réalisées au nom de la phylogénétique comme celle des Afrothères qui regroupent les taupes dorées et les tenrecs avec les macroscélides, l'oryctérope, les siréniens, les éléphants et les damans !
Présents en Afrique et en Eurasie, les hérissons possèdent un corps aplati, de courtes pattes et une tête pointue ornée d'oreilles dotées parfois d'un large pavillon chez les espèces vivant dans les pays chauds. Leurs os sont spécifiquement adaptés pour grimper, creuser, nager et même courir à petite vitesse (jogging), mais surtout pour qu'ils puissent se rouler en boule et présenter leurs 5 000 à 7 000 épines aux prédateurs ! Leur mandibule peut exercer une force surprenante en raison de la grande attache musculaire située bien en avant des pommettes sur le long crâne. La clavicule, sous-développée chez le chien, est assez proéminente chez le hérisson. Elle relie l'omoplate et le manubrium 9.
[INSERT IMAGE: Fig. 5: Squelette d'un hérisson.]
Par rapport à la longueur totale du squelette, leurs membres sont étonnamment longs et, accroupis, permettent une plus grande flexion au niveau des articulations de l'épaule, du coude, de la hanche et du genou que celle qui serait présente chez un chien. Des muscles puissants leur permettent de se déplacer assez vite quand ils le souhaitent (jusqu'à 9 km/h !) et les os longs signifient de longs bras de levier pour les muscles facilitant l'escalade, la natation et le creusement. Leurs pattes et leurs ongles sont particulièrement adaptés à ces opérations. Les ongles poussent constamment pour les aider à grimper et à creuser.
L'une des choses les plus remarquables de leur squelette est la flexibilité de la colonne vertébrale et la disposition des muscles qui leur permettent de se recroqueviller en une boule serrée. Les hérissons ont une grande quantité de peau lâche, en particulier sur le dos, qui s'étire facilement, tandis que les connexions musculaires et cutanées sont plus fortes et plus serrées sur les côtés, où le muscle panniculaire (panniculus carnosus) de la peau est épaissi au niveau du rebord pour former le muscle orbiculaire (orbicularis) : situé à la marge de l'interface piquants-fourrure, ce dernier agit, lorsqu'il est contracté, comme le cordon d'une bourse qu'on referme.
Le hérisson possède tout un système complexe de muscles qui sont mobilisés lors du danger. Il dispose de différents niveaux d'alerte. S'il est légèrement dérangé, il utilisera simplement les muscles frontodorsalis et caudodorsalis pour tirer, respectivement, les épines vers l'avant et vers le bas sur le front et vers le bas et l'arrière sur la croupe. Dans cette position, il continue à voir et entendre. Puis, si un bruit soudain est perçu, il fléchit la tête, ce qui permet à l'ensemble de ses épines de se dresser par la stimulation du muscle panniculus carnosus. La mise en boule est réalisée lors d'un danger persistant grâce aux muscles panniculus c. et orbicularis. Ils se contractent en même temps que le frontodorsalis et le caudodorsalis. En moins de trois secondes ! Lorsque le hérisson est en boule, seul son nez dépasse, ce qui lui permet de respirer.
[INSERT IMAGE: Fig. 6: Muscles peauciers du hérisson permettant la posture « en boule ». A: Schématisation de l'ensemble des muscles, vue latérale. B: Schématisation d'une posture en boule partielle. C: Schématisation d'une posture en boule complète (Denaes, 2019 d'après Reeve, 1994).]
Il peut garder cette position plusieurs heures sans éprouver de fatigue, car seul le muscle orbiculaire est alors contracté. Lorsque l'on effleure un hérisson en boule, les muscles peauciers se contractent localement pour augmenter la densité des épines. Ce bouclier ne le met cependant pas à l'abri de la redoutable patte du blaireau. Les hérissons préfèrent donc éviter tout contact avec ces prédateurs en vivant dans des zones dépourvues de leurs odeurs.
De toute évidence, les épines remplissent un objectif vital au-delà de leur capacité à poignarder les prédateurs avec leurs extrémités effilées, surtout si l'on considère à quel point il est difficile de retirer une épine de hérisson. Dans la nature, les hérissons grimpent aux arbres et aux plantes à la recherche de nourriture. Ils tombent souvent (ou sautent pour éviter les prédateurs) d'une hauteur supérieure à dix mètres. Un hérisson qui tombe se met en boule et utilise ses muscles dorsaux pour ériger ses épines avant de percuter le sol à des vitesses allant jusqu'à 15 m/s. Malgré la vitesse à l'impact, il survit indemne grâce à la capacité d'absorption des chocs de ses épines, qui se déforment sous la charge.
Les hérissons sont nidicoles. Après environ 35 jours de gestation, les 4 à 7 nouveaux-nés naissent nus, avec les yeux fermés. Les épines sont dissimulées sous leur peau remplie de liquide. Cela vaut mieux pour la mère gestante ! En l'espace d'une journée, cette membrane rétrécit, sèche et disparaît pour laisser apparaître environ 150 piquants blancs et flexibles. Deux à trois jours plus tard, la musculature du jeune est suffisamment développée pour lui permettre de maintenir les épines droites. Ces épines adolescentes molles et translucides vont durcir et s'assombrir au cours des premières semaines. Les 5 000 et plus piquants définitifs, de 2 à 3 cm de longueur et de 1 à 2 mm d'épaisseur, pousseront un ou deux mois après, au moment du sevrage. Voilà qui tombe bien ! Ces poils creux, ayant une durée de vie de 18 mois, couvrent alors leur dos, leurs flancs et le dessus de leur tête. Ils sortent de la peau par trois, se renouvelant un par un en permanence.
Les épines peuvent représenter 35% du poids corporel. Constituées d'alpha-kératine, elles ont une morphologie interne unique. Ce sont des poils creux présentant des rainures longitudinales, qui diminuent leur poids tout en conservant leur rigidité. Les parois externes sont relativement lisses et remplies d'une matrice spongieuse à l'intérieur du cortex fibreux externe. Les épines sont attachées à la peau de la même manière que les cheveux. Chacune possède un bulbe basal qui la fixe fermement au follicule cutané. Un petit muscle (arrecteur pili), utilisé pour l'horripilation, est fixé à celui-ci. Lorsque les muscles du pannicule se contractent et que le hérisson se met en boule, les épines se chevauchent dans différentes directions, formant un bouclier protecteur dense contre les prédateurs potentiels.
En cas de chute, la densité et la structure des poils épineux jouent le rôle d'amortisseur, car ils peuvent se plier à la base. Ils fonctionnent comme un absorbeur d'énergie d'impact 12.
[INSERT IMAGE: Fig. 7: Schéma des poils-épines du hérisson.]
Le hérisson dispose aussi, sur le museau, de poils sensoriels spécialisés appelés vibrisses, très courants chez les mammifères qui s'activent dans la pénombre. La face ventrale du corps est, elle, couverte de poils peu denses et sans duvet : un isolant qui offre une protection thermique toute relative en hiver. Une réponse neuro-endocrinienne aux conditions ambiantes leur permet alors d'y pallier en entrant en hibernation dans un refuge préalablement préparé.
[INSERT IMAGE: Fig. 8: Paræchinus æthiopicus.]
Les différentes espèces peuvent présenter des caractéristiques qui leur sont propres. Chez Paræchinus æthiopicus, hérisson du désert, la peau glabre du rhinarium est la plus épaisse. Il n'a aucune glande sébacée ni sudoripare. De plus, pour la première fois chez des hérissons, des glandes nasales latérales ont été observées. Cette caractéristique est très courante chez les mammifères, qui utilisent une stratégie de halètement thermique plutôt que de transpiration pour la thermorégulation 13.
[INSERT IMAGE: Fig. 9: Schéma des sections transversales (a) et tangentielles (b) d'une peau dans la région de la cuirasse épineuse de : 1- Erinaceus concolor (Hérisson); 2 - Echinops telfairi (Tenrec); 3- Tachyglossus aculeatus (Échidné); 4 - Hystrix indica (Porc-épic); 5- Hemicentetes semispinosus (Tenrec).]
Si le hérisson a une carapace épineuse lui servant de défense passive faite de plus de 5 000 épines ultra résistantes, rigides, pratiquement indéformables, mais pouvant se couder à la base pour faire office de ressort, hyper-légères et incassables, il est intéressant de se demander si les autres mammifères épineux présentent des caractéristiques et finalités semblables. Les épines des hérissons sont de dimensions intermédiaires entre celles des tenrecs et des échidnés, et se distinguent de celles-ci par une structure interne plus compliquée la carapace est moins encombrante que celle de l'échidné, ce qui est d'une importance vitale pour les hérissons, caractérisés par un mode de vie plus actif. Leur structure musculaire sous-cutanée est la plus complexe, à trois couches du muscle cutané maximus. Son importance fonctionnelle permet la mobilité de l'ensemble de la cuirasse épineuse.
Poursuivons donc notre voyage en partant pour l'Océanie faire la connaissance d'un mammifère ressemblant au hérisson : l'échidné.
L'échidné
[INSERT IMAGE: Fig. 10a-b: Échidné (Tachyglossus).]
Avec ses épines de hérisson, ses pieds de taupe et son museau de fourmilier, cet animal à l'allure bizarre ne devrait pas passer inaperçu. C'est pourtant ce à quoi l'échidné à long bec a excellé pendant plus d'un demi-siècle, échappant aux scientifiques au point que cette étrange espèce à l'aspect hybride fut présumée éteinte jusqu'au moment où un Zaglossus attenboroughi a pu être photographié de nuit au moyen d'un piège photographique, dans le cadre d'un projet de recherche sur les monts Cyclope, une région reculée et inhospitalière de la province indonésienne de Papouasie 14.
Avec trois autres espèces d'échidnés 15 et l'ornithorynque, il appartient à l'Ordre des Monotrèmes, Mammifères pondeurs d'œufs, partageant un étrange mélange de génétiques mammalienne, aviaire et reptilienne.
[INSERT IMAGE: Fig. 11: Zaglossus attenboroughi.] [INSERT IMAGE: Fig. 12: Squelette d'échidné Tachyglossus.]
Ayant l'allure très singulière d'un hérisson au long « bec », l'échidné peuple les montagnes et forêts de Nouvelle-Guinée (les Zaglossus ou échidnés à long bec) ou les zones herbeuses, boisées, subdésertiques à montagneuses de l'Australie (Tachyglossus aculeatus ou échidné à bec court). Son aire de répartition ne chevauche donc aucunement celle des Hérissons 16. Sa masse ne dépasse pas 16 kg, ce qui n'est déjà pas si mal.
Les échidnés sont, avec les ornithorynques, les seuls mammifères ovipares connus du globe. La période de reproduction dépend de la température extérieure. En général, elle se situe à la fin de l'hiver austral (août). Les mâles sont alors attirés par les femelles grâce aux traces odorantes (sécrétions cloacales) qu'elles laissent sur leur passage. Habituellement solitaires, ils forment alors un « train » allant jusqu'à 20 mâles qui suivent la femelle en chaleur sur de grandes distances, tous se disputant son attention.
[INSERT IMAGE: Fig. 13: Pénis d'échidné.]
Leur appareil reproducteur est assez singulier. Leur pénis a une forme très particulière et ils ne l'utilisent que pour s'accoupler, et non pour uriner. Les seuls autres animaux qui présentent un pénis similaire sont certaines espèces de tortues 17.
Tous les échidnés ont un cloaque qui est un trou unique par lequel l'urine, les excréments et la ponte ont lieu. Ils ont des tubes séparés pour tous ces éléments, mais qui se rejoignent près de la sortie. Après un accouplement rapide, la femelle, couchée sur le dos, dévaginera son cloaque et pondra un œuf dans un repli cutané ventral, nommé incubatorium, qui entoure la région mammaire. Dix jours après, un jeune va éclore. Il restera dans la poche jusqu'à ce que ses piquants poussent et léchera, pendant six mois, le lait de sa mère qui s'écoule d'orifices cutanés. Il sera complètement indépendant à l'âge d'un an.
[INSERT IMAGE: Fig. 14. Jeune échidné.]
Ils nagent très bien. Ils n'hibernent pas, mais peuvent connaître des phases de torpeur car ils ont parfois du mal, en cas de pluie ou de gel, à réguler une température interne habituellement située autour de 31° C à 32° C (± 5° C).
Les espèces d'échidnés se ressemblent : elles présentent toutes un corps rond, recouvert de poils foncés entremêlés de forts piquants bruns et jaunes. Ils vivent seuls et sont principalement nocturnes. Dépourvue de dents, leur mâchoire fragile porte des épines cornées. Leurs pattes sont larges et munies de griffes.
Le Tachyglossus australien se nourrit de fourmis et de termites. Son museau est allongé en forme de « bec » et son extrémité laisse passer une longue et fine langue protractile enduite d'une salive épaisse. Après avoir percé la paroi des fourmilières ou des termitières à l'aide des puissantes griffes de ses membres antérieurs, il capture ses proies avec sa longue langue engluée, qui peut sortir de 20 centimètres de sa bouche ! Plus éclectique, le Zaglossus consomme différents insectes et des vers de terre.
Pour se rafraîchir, le Tachyglossus qui ne transpire pas, ne halète pas, ne se lèche pas et n'urine pas sur lui-même fait avec son nez des bulles, qui éclatent et le mouillent.
[INSERT IMAGE: Fig. 15. Schéma des sections transversales des épines de : 1- Echinops telfairi (Tenrec); 2 - Tachyglossus aculeatus (Echidné); 3- Erinaceus concolor (Hérisson); 4- Hystrix indica (Porc-épic) CL - couche corticale; C- noyau.]
Lorsque l'humidité s'évapore, elle refroidit son sang 18. Ses épines fournissent une isolation flexible pour retenir la chaleur du corps. Il peut perdre de la chaleur à partir des zones sans épines : face inférieure, pattes. Ces zones fonctionnent comme des ouvertures thermiques qui permettent les échanges. Lorsque ces Insectivores se sentent menacés, ils s'enfouissent dans le sol ou, comme le hérisson, se roulent en boule : l'armure épineuse joue alors un rôle de défense passive.
Les grands et robustes piquants de l'échidné ont une forme semblable à celle des hérissons, tandis que leur structure s'apparente à celle des porcs-épics, mais avec une paroi plus robuste de 0,5 mm d'épaisseur qui les rend peu flexibles. Ils mesurent de 60 à 80 mm de longueur. Ils se développent sur la base d'une structure musculaire relativement simple, similaire à celle des tenrecs : les muscles sous-cutanés se limitent à une structure à deux couches. Ainsi, les échidnés ont une armure épineuse relativement peu maniable. Les mm. arrectores sont complètement absents dans le tégument de l'échidné, et la fonction de mobilité des grandes épines est assurée uniquement par le m. cutaneus maximus (cf. Fig. 9).
(à suivre : les tenrecs et les porcs-épics...)
Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)
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