Sur la guerre ciblant l'intellect
Résumé : Réflexions sur un article mis en ligne sur Substack, le 25 janvier, par Robert W. Malone[2], ancien directeur scientifique chez Pfizer, intitulé : La guerre cognitive. Viser votre intellect[3]. Cet article reprenait des thèmes énoncés dans l'article précédent, signé Michael A. Aquino. Qu'il y ait une dimension psychologique à la guerre n'est pas chose nouvelle : le moral des troupes a toujours été une préoccupation permanente des chefs. Mais l'extension à toute la population, amie comme ennemie, de tels procédés ne va pas sans soulever nombre de questions. L'application généralisée à la guerre des techniques modernes de manipulation ou de contrôle des esprits est-elle possible... probable... souhaitable ?
En dépit de la volonté affichée des sociétés contemporaines de déclarer la guerre « hors la loi », la voici de nouveau au cœur de l'actualité de notre planète, comme une menace d'autant plus inquiétante qu'à l'image du cancer, elle produit des métastases dont la forme nous dépasse. En résumé, pourquoi cet apparent échec à l'éradiquer ? Va-t-elle confirmer son retour dans notre siècle ? Et, si oui, sous quelles modalités éventuellement inédites ?
Mais d'abord, de quoi s'agit-il ? Cette interrogation légitime avait conduit Gaston Bouthoul à substituer au classique « si vis pacem para bellum » ce nouvel adage orientant les quelque quarante années de son Institut de polémologie, même s'il a été attribué, sans doute à tort, à Albert Camus : « Si tu veux la paix, connais la guerre. »
Il n'est pas sûr que Bouthoul ait atteint son objectif, en se résolvant finalement à une définition provisoire très large, de lutte armée et sanglante entre deux organismes, mettant ainsi en évidence le caractère fluctuant des racines et des formes de la guerre. La position de saint Thomas d'Aquin sur ce point est sans doute plus sage : dans le célèbre article 40 de la pars 2a-2ae de sa Somme théologique, inséré dans la partie traitant de la charité, il se garde bien de définir expressément les formes qu'elle peut prendre, et développe une analyse qui va au fond des choses.
Rappelons que, pour saint Thomas, la charité est un don que Dieu nous fait d'une relation d'amitié avec Lui, d'un amour partagé avec lui dans une adhésion entière à Sa personne et à Sa volonté, et qu'un fruit de ce don, s'il est accepté, est la paix, qui régnera en nous, dans notre relation avec lui et au sein des communautés dont nous faisons partie. Cette paix, reprenant une formule de saint Augustin est une « tranquillité de l'ordre ». Et il définit cette tranquillité de façon très précise comme la concorde dans notre cœur, dans nos communautés, entre deux personnes ou deux communautés, à condition qu'elle soit fondée en raison sur une adhésion commune à la loi naturelle et à la loi divine, et donc à la charité.
Pour le Docteur angélique, la guerre est la forme que prend l'action des hommes lorsque cette tranquillité est blessée dans le cadre des relations entre les cités, le schisme quand elle l'est dans l'Église société parfaite, et la sédition quand elle l'est au sein de la cité. Pour se limiter à la guerre, elle ne peut donc être juste que comme le dernier recours visant à rétablir cette tranquillité de l'ordre entre des cités, action fondée sur la justice et les autres vertus cardinales de tempérance, de force et de prudence, et animée in fine par la charité qui fait de l'adversaire un frère en puissance.
Si l'on fait sienne l'analyse du Docteur angélique, on ne peut apporter qu'une réponse peu encourageante à nos deux premières questions, en constatant, depuis un peu plus de deux siècles, l'effondrement de l'adhésion du monde occidental à la loi divine et sa responsabilité dans l'oubli quasi universel de la loi naturelle. En définitive, nous devons nous attendre, à vue humaine, à une intensification et une généralisation de la guerre dans notre siècle. Au pire sans doute, devant les projets d'un gouvernement mondial, on pourrait pronostiquer sa disparition, remplacée par la sédition, sans que nous gagnions au change, car dans ce cas l'adversaire devient un criminel...
Quant aux formes qu'elle est susceptible de prendre, et dont on a déjà quelques premières manifestations, elles résultent très largement des mêmes causes, au fur et à mesure qu'elles produisent tous leurs effets.
Jusqu'au XVIIIe siècle en effet, à quelques exceptions près, la guerre était une lutte sanglante entre les soldats armés de deux communautés humaines organisées.
Sa première transformation résulte de la généralisation du contrat social comme fondement des communautés humaines, la nation se substituant à la patrie et justifiant l'engagement de tous ses membres — hommes, femmes et enfants, sans distinction entre combattants et non-combattants — dans un possible conflit avec un adversaire qui devient ainsi un ennemi.
Sa deuxième transformation, indirecte et plus lente à porter des fruits, résulte de la substitution à tout autre objectif, en particulier à une forme ou l'autre de conquête de l'éternité, celui d'une transformation et d'une maîtrise totale de notre univers matériel. C'est l'avènement de la civilisation technique qui entraînera un progrès colossal en qualité et en quantité des moyens de destruction et des armes utilisées.
Sa troisième transformation inscrite dans les deux précédentes résulte de l'extension aux structures sociales du champ de l'activité humaine. Si, dans un premier temps, l'appétit des hommes s'est porté sur la transformation du monde matériel, il s'est rapidement étendu aux structures sociales, livrées à la toute-puissance d'un homme négligeant le Créateur — ou postulant son retrait ou son désintérêt — pour les sociétés humaines. Faire table rase des structures naturelles inscrites dans la nature humaine ou méritant le respect dû à un héritage des anciens ne pouvait que conduire à l'exaltation de l'individu roi, et donc à terme au totalitarisme avec la disparition de tous les corps intermédiaires.
Il ne restait plus alors qu'un pas à faire, celui qui est en passe de se généraliser et de trouver depuis peu son application systématique dans la guerre, en s'attaquant aux cerveaux et à l'identité profonde de chaque personne comme terrain ultime de cette civilisation technique.
On aura reconnu, dans cette évolution, ses conséquences pour notre sujet : les guerres de la Révolution française, puis de l'empire napoléonien, la boucherie de la Première Guerre mondiale et le massacre techno totalitaire de la deuxième guerre mondiale.
Arrivés à ce point, devant les risques d'un suicide collectif, et la nécessité faisant loi, la dissuasion nucléaire est venue geler temporairement la possibilité d'un conflit généralisé selon ses formes du moment, tout en laissant le champ à des affrontements sur les marges, puisque en définitive, la « tranquillité de l'ordre » était plus que jamais oubliée et bafouée. Il n'y avait là qu'un répit, en attendant de disposer des moyens suffisants pour ouvrir le dernier champ évoqué plus haut.
L'humanité n'avait certes pas attendu le XXIe siècle pour tenter de manipuler les émotions et les esprits des combattants, voire des populations : depuis les peintures de guerre des guerriers maoris cherchant à susciter la peur de l'adversaire jusqu'aux bombardements massifs des villes allemandes en 1943, en passant par la pratique de « l'ordre serré », supposé renforcer la cohésion et le courage des fantassins, ou les tracts largués sur les lignes ennemies, appelant à la révolte ou à la désertion. Mais ce que l'on est en passe d'observer aujourd'hui est d'une autre nature par suite de son caractère systématique, de son étendue à l'univers entier, et des moyens nouveaux qu'offrent la technique et les avancées dans la connaissance du cerveau humain et de son fonctionnement.
Au début des années 1980 une petite cellule d'action psychologique parmi d'autres, au sein de l'armée américaine, publiait une étude proposant une révolution faisant de cet outil non plus un additif voire un multiplicateur de puissance dans la guerre « conventionnelle », mais l'outil principal de la victoire, les cerveaux devenant le seul terrain de confrontation.
Assez médiocrement rédigé et argumenté, ce document vaut surtout par la brutalité sans détour de son analyse, bien que, par suite de l'incertitude qui demeure sur l'accueil qu'il a reçu des autorités militaires et politiques, on ne sait au regard de la situation actuelle s'il n'a fait que prédire une évolution inévitable ou s'il en a été le déclencheur. Décrivant avec une absence quasi-naïve de scrupules les objectifs et les moyens de cette politique, il fournit en effet des outils utiles pour en comprendre les ressorts et en mesurer la portée.
Partant du présupposé que la guerre a pour objectif de contraindre un ennemi à « souhaiter harmoniser sa politique nationale avec la nôtre »[5], il est plus efficace, moins coûteux en vies et en argent de le faire par une action limitée aux perceptions et aux volontés, sans passer par la force physique de contrainte des armes conventionnelles. Dans certains cas, cette action sur les cerveaux ennemis sera entreprise préalablement à l'engagement conventionnel, pour en augmenter radicalement l'efficacité, mais l'idéal est de pouvoir se passer complètement de cette dernière étape...
Le seul obstacle sérieux, du point de vue des auteurs, à l'adoption de cette politique, est qu'elle va contre les intérêts du complexe militaro-industriel, puisque, conduite à sa perfection, elle pourrait rendre même inutile la fabrication des canons (de quelque sorte qu'ils soient) et de leurs munitions.
En revanche, pour atteindre cette perfection, elle doit intégrer le risque de contre-mesures de même nature, orientées contre le « camp du Bien », et ce modelage des esprits doit donc impérativement s'étendre également à ses propres sociétés et populations. Le champ de la guerre s'est déplacé des territoires physiques vers des cerveaux, d'où le nom qui lui est donné de Mindwar.
La mise en œuvre de cette guerre nouvelle suppose certes la disposition de moyens techniques au sens large, dont on reparlera plus loin, mais, surtout — et c'est peut-être le cœur de cette étude —, pour qu'elle instaure une victoire et donc une paix durables, elle ne peut reposer sur des arguments mensongers : l'adhésion durable des esprits exige qu'il n'y ait pas d'écart entre le discours et le réel observé in fine. C'est donc une condamnation ferme de toute action de propagande, sans préjudice du fait que le mépris des hommes qu'elle présuppose se diffuse également à ceux qui la mettent en œuvre, portant un coup fatal à son efficacité ultime. La solution admirable avancée par les auteurs est que, si ce modelage des esprits est mené à son terme, il assurera la victoire et donc la réalité de la situation finale recherchée, le vrai étant l'adéquation de l'esprit au réel !
L'étude est plus succincte sur les moyens à déployer mais distingue, sans les identifier expressément comme tels, ceux visant l'homme animal sensible, l'homme animal raisonnable et l'homme animal social. Au total, c'est tout l'homme qui est la cible, à l'exception de sa vocation surnaturelle. Elle s'appuie, pour ne donner qu'un exemple dans chaque cas, sur des fréquences extrêmement basses qui peuvent transmettre un message au cerveau sans que l'oreille ne le perçoive, sur l'angoisse devant un futur incertain ou sur le brouillage, voire la dissolution des relations interpersonnelles.
La première réaction à la lecture de ce projet, tant dans sa forme que pour son fond, serait de ne pas le prendre au sérieux, d'autant que son principal rédacteur, Michael Aquino, lieutenant-colonel de l'armée américaine lors de sa signature, fit ensuite une florissante carrière dans une secte dont il fut le créateur et le grand maître : le Temple de Set, secte classée dans la mouvance sataniste et rose-croix[4].
Ce serait malheureusement une erreur : en dépit de leur caractère sensible et qui justifierait une certaine discrétion, les travaux conduits durant une vingtaine d'années au moins pour mettre en œuvre ce programme, tant par les Occidentaux que les Chinois ou les Russes, ont atteint une telle intensité qu'ils ont nécessité la mise en place de structures officielles au sein de l'OTAN, dans une collaboration étroite entre le Commandement allié de la transformation, CAT (commandé par un officier général français), et son Organisation pour la science et la technologie, OST, qui mobilise plus de 6 000 chercheurs, avec le recours à de nombreuses universités et entreprises à travers le monde.
Anecdote significative, un concours récent de l'OST sur ces sujets a été remporté par une entreprise américaine VERIFIX dont la devise officielle est « Nous mesurons les croyances pour prédire et modifier les comportements » ! Dans le même registre on notera le colloque organisé en 2021 à Bordeaux sous l'égide du CAT en collaboration avec l'ENSC (École nationale supérieure de cognitique), liée au CNRS, et l'état-major des armées françaises. On appréciera au passage la naïveté de Michael Aquino : le complexe militaro-industriel n'a pas tardé à comprendre la source de revenus additionnels de cette politique : la dissuasion nucléaire, qui s'inscrit certainement au moins partiellement dans sa logique et s'appuie largement sur elle, a toujours besoin de produire bombes et lanceurs... pour ne pas avoir besoin de les utiliser.
Il est certes difficile à un non-initié d'apprécier les résultats de ces efforts considérables en termes de capacités de manipulation. On se limitera à deux indices. Il semble d'abord que, dans le cadre du nouveau champ interdisciplinaire en pleine expansion des NBIC[8] (nanotechnologies, neuro sciences, informatique et cognitique), on estime dorénavant à portée d'emploi la mise au point de nanorobots qui pourraient être implantés discrètement par exemple dans le cadre de transfusions ou d'injections vaccinales, et pourraient prendre le contrôle au moins partiel du cerveau des individus traités. On ne peut ensuite que constater combien la mise en réseaux permanente des individus, dans un individualisme sans autre ressort que le plaisir, rend possible la prise de contrôle de leurs émotions et in fine de leurs comportements, l'épisode du COVID fournissant une bonne illustration de l'outil.
D'ailleurs, comme le laissait poindre l'étude du colonel Aquino, cette politique a vocation naturelle à dépasser le cadre des affrontements armés traditionnels localisés et donc à s'inscrire dans un cadre planétaire. Cette note donnait d'ailleurs quelques indices de la conviction de ses auteurs quant au rôle universel dévolu à la démocratie américaine... On n'est pas totalement infondé à se demander jusqu'où le « Great Reset » promu par le World Economic Forum et regroupant l'essentiel des pouvoirs installés d'aujourd'hui ne s'appuie pas sur cet objectif de remodelage des cerveaux à l'échelle mondiale, visant finalement les trois dimensions de l'homme évoquées ci-dessus, en jouant sur les besoins élémentaires, l'angoisse et l'effacement de toute sociabilité vraie.
On ne peut donc que s'inquiéter des progrès considérables enregistrés dans les domaines scientifiques et techniques les plus adaptés aux actions de manipulation, s'appliquant de surcroît à une population mondiale de plus en plus immergée et dépendante des outils techniques de communication, à un degré de connexion effaçant de plus en plus la distinction entre technique et nature. Pour se limiter au seul sujet des combattants, le soldat hyper connecté d'aujourd'hui, jusqu'avec ses proches les plus chers, est infiniment plus fragile et manipulable que le poilu des tranchées ou même le légionnaire sautant naguère sur Kolwezi !
Pour autant, si l'on a des indices assez sérieux que la MindWar, sous son nouveau nom de « guerre cognitique »[7] est passée du stade de l'étude à une mise en application à grande échelle, il importe d'essayer d'évaluer son efficacité potentielle, car ce sera indubitablement une clef pour la décision de la poursuivre.
À cet égard, le conflit ukrainien n'est pas sans poser quelques questions. On peut certes s'étonner du degré extrême d'adhésion des populations ukrainienne, européenne et américaine à une confrontation avec la Russie, dangereuse, voire dramatique à tous points de vue. Son explication, pour qui n'est pas dans le secret des états-majors, pourrait peut-être se trouver dans un programme massif de manipulation entamé il y a une dizaine d'années (Maïdan en étant la première manifestation visible). Mais ce projet semble en passe d'échouer : ne serait-ce pas par surestimation des capacités de ces outils à modeler les esprits et les sociétés russes et ukrainiennes, qui ont in fine préféré en rester aux bons vieux T64 et orgues des Staline d'antan ? Sur un autre registre, avec l'utilisation massive du terrorisme comme arme de conditionnement, le dernier avatar du conflit israélo-palestinien montre aussi combien les formes traditionnelles de la guerre restent d'actualité. Mais la dimension dorénavant planétaire de tous les affrontements conduit à réserver notre diagnostic sur sa nature ultime et notre pronostic sur son issue.
D'un autre côté, le développement de contremesures de protection des populations ciblées, dans la lutte traditionnelle entre l'épée et le bouclier, n'est pas inenvisageable, même si elle paraît difficile. En revanche, la contre-attaque sur le même terrain et visant les populations des agresseurs reste possible, avec des techniques aussi élaborées, voire plus frustes mais aussi efficaces : les actes terroristes en sont une illustration évidente, à la portée de tous dans notre monde ouvert et globalisé. Dans tous les cas, on peut aboutir à une situation générale de brouillage, avec une accumulation quantitative de signaux contradictoires, aboutissant à une paralysie partagée de l'agresseur et de l'agressé.
Enfin et surtout, la complexité des outils et leur multiplication exigent des capacités de coordination et de pilotage dont on peut se demander si cela ne dépassera pas celles des êtres humains chargés de leur déploiement. Cela suppose, en particulier, une compréhension profonde de la nature humaine, puisque c'est là le terrain de manœuvre, compréhension qui est de plus en plus étrangère à des hommes dont les structures mentales et le rapport au réel connaissent un appauvrissement évident. On est en particulier frappé par la littérature qui inspire la guerre cognitique et qui fait des émotions les uniques moteurs du comportement humain, passant sous silence la place de la conscience, de la raison, et in fine de la volonté.
Il pourrait résulter de tout cela des erreurs majeures, renvoyant à celles de l'apprenti-sorcier, qui feront la démonstration du danger de ces manipulations. Il pourrait en résulter l'émergence plus rapide peut être qu'on ne pense, d'une politique de « dissuasion cognitive » faisant pendant à la dissuasion nucléaire. Ainsi, si on nous a suivis sur l'hypothèse que nous faisons dans le conflit ukrainien, son issue maintenant probable pourrait conduire à remettre sérieusement en cause les espoirs que certains fondent sur la MindWar.
En définitive, la question centrale, non résolue à ce stade, est de savoir quelles sont les capacités de l'être humain à résister au totalitarisme, prétendant être capable de prendre la maîtrise durable des esprits, jusqu'à les remodeler et faire apparaître un « homme nouveau ». Pour aller encore plus loin, peut-on croire que le Créateur laissera sans rien faire une humanité rachetée à grand prix aller au terme de la nouvelle Tour de Babel qui se construit sous nos yeux ?
En attendant, pour le soldat ou pour le décideur politique, deux règles devraient guider leur action face à ces évolutions :
- Ne rien faire qui puisse porter un coup mortel aux cités légitimes, qui sont dans le plan de Dieu ;
- Sans rejeter — par prudence — les actions visant à influencer l'adversaire ou la détermination de ses propres concitoyens, comme moyens complémentaires au combat, refuser toujours celles visant à les priver de l'exercice de leur conscience et de leur volonté.
Cet article est publié par le Centre d'Études et de Prospective (CEP)
Voir l'article sur le site